TEXTES
Ce que l’espace produit, gherardo frassa
Chez Marie B. Cros, transformer un lieu, en altérer la perception, en déplacer les fonctions — ces gestes pourraient appartenir au champ de la scénographie. Ils engagent pourtant autre chose : une tentative plus fondamentale de faire apparaître les conditions mêmes de l'image. Le regard circule, hésite, se recompose. L'image n'y est jamais donnée comme une évidence. Elle apparaît au seuil de sa propre construction.
Dans les dispositifs qu'elle conçoit, l'espace n'est jamais donné comme un cadre neutre. Il devient un opérateur. Au-delà du support, il forme la condition active de l'expérience.
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L’émergence d’une pratique, peter de raaf
Je me souviens de cette période comme d'un moment d'intensité très particulier. Les corps qu'elle travaillait portaient une tension, une exposition, une fragilité qui excédaient la simple représentation.
Tout ce qui se déploiera plus tard était déjà présent, à l'état de fragments dès le début. Une manière de faire du corps non pas un sujet, mais un lieu. Et surtout la capacité à faire apparaître quelque chose avant même que cela ne soit nommé.
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Entre les images, les espaces, les corps Maintenir une position
Ce déplacement a été décisif. L'image est sortie de son cadre. Elle est devenue environnement. Puis dispositif. Les agences de production ont été des lieux de passage. La position est restée la même : celle d'une pratique autonome. Puis le cinéma s'est imposé comme prolongement naturel. Un déplacement. De la scénographie vers le montage, le rythme, la durée. L'espace s'est reconfiguré : il est devenu mental, fragmenté, traversé par la mémoire.
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